L’e-commerce galope toujours (Fevad)

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/05/10/97002-20120510FILWWW00548-l-e-commerce-galope-toujours-fevad.php

Les ventes en ligne en France ont poursuivi leur forte croissance au premier trimestre, avec un chiffre d’affaires en hausse de 24%, à 11 milliards d’euros, malgré une dégradation de la consommation des ménages, selon le bilan trimestriel de la fédération du secteur. « 11 milliards en un trimestre, c’est autant que sur l’ensemble de l’année 2006 », a souligné devant la presse Marc Lolivier, délégué général de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad).

La croissance du e-commerce poursuit ainsi sur sa lancée de 2011, tirée par la mode/habillement et l’e-tourisme, et la prévision de 20% de progression en 2012 « reste valable », a dit M. Lolivier, avec une perspective de 45,2 milliards d’euros en 2012 (et 72 milliards en 2015).

Les Français sont toujours plus nombreux à acheter sur Internet. L’Institut Médiamétrie a recensé 11% de cyber-acheteurs en plus ce trimestre, soit « 3 millions de personnes, ce qui est considérable », a souligné Bertrand Krug, de Médiamétrie. La France compte désormais 31 millions de cyber-acheteurs, avec un renforcement net de la proportion de plus de 65 ans. »

La restauration rapide tire profit de la crise

L’Ile-de-France est une zone privilégiée d’implantation de la restauration rapide : celle-ci a connu une croissance forte et continue depuis dix ans, et, depuis 2008, a su profiter de la crise. Extrait de l’étude réalisée par le Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie et des services de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris.

La restauration rapide, ciblant les zones de forte densité de population, a trouvé dans la région-capitale une zone d’implantation privilégiée : 13 220 établissements y sont situés en 2010, soit 23 % des établissements français. 39 % sont situés à Paris, 14 % en Seine-Saint-Denis, 11 % dans les Hauts-de-Seine. Les établissements de restauration rapide sont des structures de petite taille : près de 70 % d’entre eux ont au plus deux salariés. 40 % des établissements n’ont aucun salarié, et 29 % en ont un ou deux. Un établissement compte en moyenne 0,2 salarié là où la restauration traditionnelle en compte 4,5. Ce sont essentiellement des indépendants, qui cohabitent toutefois avec les opérateurs majeurs que sont les chaînes (McDonald’s, La Brioche Dorée, Quick, Paul, Subway, …)
En dix ans, de 2000 à 2010, le nombre d’établissements de restauration rapide en Ile-de-France a enregistré une croissance de 74 %. En comparaison, sur la même période, la restauration traditionnelle a vu le nombre de ses établissements augmenter de 20 %, les cafeterias et autres libre-service de 41 %. La hausse peut varier de façon importante selon les départements. Si la croissance est de 44 % dans la capitale, où les structures étaient déjà nombreuses, elle atteint 124 % en Seine et Marne, et frôle ou dépasse légèrement 100 % dans les autres départements. 1 800 établissements de restauration rapide ont été créés en Ile-de- France en 2010, dont 500 à Paris.
En parallèle, sur la même période, le nombre de cafés a diminué de 34 % dans la région : les cafés, vieillissants, ont fortement pâti de la concurrence de la restauration rapide et de ses nouveaux concepts, mieux adaptés à l’évolution des comportements. On compte aujourd’hui en Ile-de-France quatre fois plus de restaurants rapides que de débits de boisson.

Des effectifs en hausse

49 672 salariés travaillent dans la restauration rapide en Ile-de-France en 2010, soit 32 % des effectifs français du secteur. 41 % des effectifs travaillent dans la capitale, 11 % dans les Hauts-de Seine et 10 % en Seine Saint-Denis. Comme dans le reste de la restauration, les difficultés de recrutement restent importantes. Or il s’agit d’un secteur fortement consommateur de main d’oeuvre. Afin d’améliorer l’attractivité de ces métiers, des accords passés à l’occasion de la baisse de la TVA se sont efforcés d’améliorer les conditions de travail : nouvelle grille de salaires, primes d’ancienneté, accord pour mise en place d’un régime collectif et obligatoire de couverture complémentaire des frais de santé.

Source : www.crocis.ccip.fr